Histoire de la commune
Nombre d'habitants
4265 (01.01.2009)
Nom des habitants
Ardrésiens(nes)
Ville
Ardres
Région
Nord-Pas-de-Calais
Code Postal
62610
Superficie
1252 ha
Mairie d'Ardres
64 Rue des Lombards
62610 ARDRES
Téléphone
Situation
C’est vers 928 qu’il faut reporter l’origine de notre ville. En ce temps-là, le chemin qui conduisait de Saint-Omer à Guînes côtoyait une petite éminence sablonneuse où les bergers des alentours menaient paître leurs troupeaux, et au sommet de laquelle se trouvait un cabaret. Les voyageurs venaient y boire la liqueur de Cérès, la cervoise, autrement dit la « bière ». Cet endroit s’appelait Arde. « ARDE » dans le langage du pays veut dire « pâture ».
L’emplacement propice de ce lieu sec et élevé, d’où la vue s’étendait au loin sur les marais au-delà desquels on apercevait le donjon du château de Selnesse, l’avantage d’un chemin très fréquenté « la Chaussée de Leulène », tout prédisposait en faveur d’un site aussi agréable.
Alors quelques habitants vinrent se joindre au cabaret isolé, et la petite agglomération s’accrut de jour en jour et attira l’attention des seigneurs de Selnesse, au XIè siècle. Le château de Selnesse s’élevait à Bois-en-Ardres. Les seigneurs de Selnesse démolirent leur château et vinrent habiter à Ardres
L’histoire
Ardres (de Arde : Terre ferme, pâturage), sa colline sablonneuse à 1 500 m. de la voie romaine dite « Leulène », incite au XIè siècle, le Sire de Selnesse, Arnoul 1er l’Avoué, baron du Comté de Guînes, à y ériger la Motte et le Donjon d’Ardres.
La ville, fortifiée, devient chef-lieu d’une des quatre châtellenies du Comté de Guînes. Les Seigneurs d’Ardres, à l’aigle noir bicéphale, s’illustrent à Hastings, aux Croisades, à Bouvines en 1214.
Jean II le Bon réunit Guînes et Ardres à la Couronne et à l’Artois en 1350.
Occupée seulement dix-sept ans par les Anglais, Ardres devient Capitale de l’Ardrésis ou « Pays Conquis » (sur les Anglais en 1377) ; Gouvernement ou Bailliage d’Ardres formé de 19 paroisses relevant plus tard de la Picardie (1377-1790).
Une première et fastueuse entrevue se tint à mi-chemin d’Ardres et Guînes en 1396 entre les rois Anglais et Français (Richard II et Charles VI) pour le mariage de Richard et d’Isabelle de France.
Un moment cédée à la Bourgogne, la ville fait retour à la France à la Paix d’Arras (1482). Louis XI concède le pays au Grand Bâtard Antoine de Bourgogne, lequel édifie la Tour de l’Eglise (1503), la Chapelle St-Louis de Guémy et la Collégiale de Tournehem.
En 1520, c’est le célèbre Camp du Drap d’Or (1er au 24 Juin) François 1er séjourne dans notre cité à laquelle il confère en cette occasion sa devise bien mérité « BRAVE ET FIDELE » et les trois lis d’or de France sur chef d’azur. Jusqu’à la reprise de Calais (1558) Ardres demeure entre les possessions anglaises au nord, impériales au sud, la citadelle avancée du royaume.
Le 7 Juin 1546, le Traité d’Ardres clôt les guerres entre François 1er et Henri VIII d’Angleterre.Sous Henri IV, par un siège célèbre (1596), l’Archiduc Albert d’Autriche s’empare d’Ardres, rendue par l’Espagne au Traité de Vervins (1598).
Sous Louis XIV, durant la Fronde (1653), Ardres s’illustre par la répression de la Révolte des Rambures ; c’est l’épisode glorieux de Françoise dite « La Belle Roze » et la mort héroïque de Tassencourt, tué en défendant la ville.
En 1657, le Grand Condé échoue devant Ardres défendue par de Rouville, Blaise de St-Just et le célèbre d’Artagnan. Visitée deux fois par le Roi-Soleil, fortifiée par Vauban, Ardres voit, au XVIIIè siècle, se clore l’ère de ses exploits guerriers.
« Brave et Fidèle est ma devise
Brille au blason de la cité
Que par toi dans mon coeur on lise
Et bravoure et fidélité ».
(Refrain du Chant des Ardrésiens)
Le lac d’Ardres
Le Lac d’Ardres se situe dans un cadre unique de verdure, prairies et bosquets. Au fond la ville et les collines de l’Ardrésis couronnées de leurs forêts.
Long de 2 km, (1,2 x 0,5 pour le Grand Lac), d’une superficie de 64 ha., la couleur vert émeraude de ses eaux est due à la présence du plancton ; elles atteignent la profondeur de 12 m. au lieu dit « Le Trou d’Enfer ». Ses rives tantôt dégagées, tantôt bordées de joncs et de nénuphars permettent la pêche de la carpe, du brochet, de la perche (percot), de l’anguille, etc.
En hiver, la chasse du canard, du milouin, de la sarcelle, de la foulque y est fructueuse. Vestige des marécages de l’antique Morinie, célébré au Moyen-Age par le Chroniqueur Lambert, lequel rapporte que Péronelle de Buchen, femme d’Arnoul IIi d’Ardres, « qui estoit bien joeune, bien souvent en été aimait se baigner et se rafreschir aux viviers et estangs ».
Agrandi jusqu’au XIXè siècle par l’extraction de la tourbe le Lac d’Ardres offre aux visiteurs de multiples possibilités :- Camping- Canotage- Voile



